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jeudi 20 octobre 2022

Les cicatrices

Centralia, État de Washington. La vie d’Owen Maker est une pénitence. Pour s’acheter la paix, il a renoncé à toute tentative de rébellion.
En attendant le moment où il pourra se réinventer, cet homme pour ainsi dire ordinaire partage avec son ancienne compagne une maison divisée en deux. Il est l’ex patient, le gendre idéal, le vendeur préféré de son beau-père qui lui a créé un poste sur mesure. Un type docile. Enfin, presque. Car, si Owen a renoncé à toute vie sociale, il résiste sur un point : ni le chantage au suicide de Sally ni les scènes qu'elle lui inflige quotidiennement et qui le désignent comme bourreau aux yeux des autres ne le feront revenir sur sa décision de se séparer d’elle.
Mais, alors qu’une éclaircie venait d’illuminer son existence, Owen est vite ramené à sa juste place. Son ADN a été prélevé sur la scène de crime d’un tueur qui sévit en toute impunité dans la région, et ce depuis des années. La police et le FBI sont sur son dos. L’enfer qu’était son quotidien n’est rien à côté de la tempête qu’il s’apprête à affronter.
Les cicatrices
Claire Favan 2020

Une petite note sur ce texte de Claire Favan. Après avoir adoré Dompteur d’anges et Serre-moi fort, je n’ai pas pu résister à attraper ce livre à la bibliothèque. Et pourtant, je sentais qu’il y aurait des passages très difficiles à lire… Je me souviens du dernier que j’ai lu, et j’avais eu des sueurs froides. Mais qu’importe, l’autrice me fait vivre ses textes, elle me percute et me chamboule. Je ne peux pas y être indifférente.

Encore une fois, la trame générale est à peu près la même. On fait la connaissance des personnages, ils nous sont peints comme attachants… et l’autrice démolit tout, pour notre plus grand plaisir. Je m’y attendais, mais je ne m’attendais pas forcément à cela. Comment dire, cette autrice est vraiment démoniaque. C’était douloureux à souhait, mais j’ai tourné les pages à une vitesse folle car, forcément, je voulais savoir comment cela allait se terminer, si tous les gentils allaient s’en sortir, si tous les méchants allaient payer… ou l’inverse.

L’histoire est magnifiquement construite, et j’ai été emballée du début à la fin. J’ai hâte de lire à nouveau un texte de cette autrice !

lundi 28 février 2022

Serre-moi fort

Méfiez-vous de qui vous tend les bras… « Serre-moi fort. » Cela pourrait être un appel au secours désespéré. Du jeune Nick, d’abord. Marqué par la disparition inexpliquée de sa sœur, il est contraint de vivre dans un foyer brisé par l’incertitude et l’absence. Obsédés par leur quête de vérité, ses parents sont sur les traces de l’Origamiste, un tueur en série qui sévit depuis des années en toute impunité. Du lieutenant Adam Gibson, ensuite. Chargé de diriger l’enquête sur la découverte d’un effroyable charnier dans l’Alabama, il doit rendre leur identité à chacune des femmes assassinées pour espérer remonter la piste du tueur. Mais Adam prend le risque de trop, celui qui va inverser le sens de la traque. Commence alors, entre le policier et le meurtrier, un affrontement psychologique d’une rare violence…
Serre-moi fort
Claire Favan 2016

J’ai emprunté ce livre à la bibliothèque avec un autre texte de Claire Favan que j’ai chroniqué la semaine dernière. Et je dois avouer que j’ai été chanceuse dans mon ordre de lecture, car j’ai pu y aller crescendo. Ce titre est d’un tout autre niveau que Dompteur d’anges !

Il est tout d’abord triste. Car on suit dès le début Nick. Nick, dont la sœur, Lana, a disparu. Nick, dont les parents se fichent royalement car ils ne pensent qu’à leur déchéance, d’abord, et à leur fille disparue, ensuite. Nick, qui se débat pour exister dans un monde qui semble le rejeter. Je l’ai plaint, j’ai été écœurée pour lui, de voir que ses parents pouvaient aussi peu faire cas de son existence.

Jusqu’à la grande bombe atomique de fin de première partie de ce roman. C’est ce fameux What ? que j’ai sorti du fond du cœur. J’étais tellement incrédule quant à ce que j’ai découvert que j’ai eu un temps d’arrêt. Je n’avais rien vu, rien compris. Et j’ai été scotchée par cette révélation alors qu’il me restait encore deux cents bonnes pages à lire.

Soit, j’ai continué. Puis le soufflé est un peu retombé, car on découvre un nouveau personnage, on oublie complètement Nick et Lana… Enfin, pas tant que ça, car le personnage que l’on découvre est un flic qui se retrouve sur la piste du tueur de Lana. Alors, les connexions se refont, et puis il faut dire que le passé de ce personnage est tel qu’on a envie de le suivre, de le plaindre. Quoi, encore ? Ben oui, je pense que l’autrice sait y faire pour nous rendre compatissant envers ses personnages !

Puis j’ai été choquée, déstabilisée, perdue, écœurée par un événement… qui nous précipite sur une fin qui fait froid dans le dos.

Ce texte est une pépite, mais il est en même temps tellement dur et violent. Tout le monde ne peut pas se lancer dans cette lecture, car on en ressort un peu ébranlé, malgré tout… Et pourtant, je suis une lectrice de Karine Giebel, donc je suis vaccinée contre cette dureté… Mais, tout de même, faites attention si vous êtes sensible à la violence et à la dureté de la vie. Et si vous n’avez pas peur, foncez, car il y a de quoi passer un excellent moment… enfin, voilà, vous me comprenez, quoi !

mardi 22 février 2022

Dompteur d’anges

On ne choisit pas sa famille. Encore moins celle de son ravisseur…
Condamné pour un meurtre qu’il n’a pas commis, Max Ender a été jeté en pâture à ses codétenus par ceux-là mêmes censés assurer l’ordre et la discipline au sein de la prison. Lorsqu’il est reconnu innocent et libéré, ce n’est plus le même homme. Il n’a désormais plus qu’une seule idée en tête : se venger de cette société qu’il hait par-dessus tout.
Pour frapper ses bourreaux au cœur, il va enlever leurs enfants et, méthodiquement, au fil des ans, faire de ces petits anges des bêtes féroces avant de les envoyer punir ses tortionnaires à sa place. Tout se déroulera selon ses plans jusqu’à ce qu’une de ses créatures lui échappe et disparaisse dans la nature…
Dompteur d’anges
Claire Favan 2017

J’étais partie à la bibliothèque pour chercher des livres de mon autrice préférée, Karine Giebel, mais j’avais tout lu… Du coup, j’ai demandé à ma bibliothécaire si de nouveaux allaient arriver et, au fil de la conversation, elle m’a conseillé de lire Claire Favan, dont les titres sont assez noirs également selon elle. Alors, je suis sortie avec deux de ses livres et l’espoir de découvrir à nouveau une autrice sadique qui m’horrifierait et me ferait frissonner. Cela a fonctionné !

Alors, qu’ai-je donc pensé de ce premier texte… Il y a eu du suspense dans ce roman. Au début, j’ai découvert Max, un personnage qui me semblait sympathique. Mais tout ce qui lui arrive finit par le changer. Je ne savais jamais à quoi m’attendre avec lui, si ce n’est que ce serait de pire en pire.

Il finit par manipuler tous les gens qui lui tournent autour, et c’est grâce à ça qu’on découvre Cameron, qui est le second personnage principal de cette histoire. J’ai adoré ce personnage, il était vraiment mon préféré de ce texte. J’avais envie qu’il s’en sorte, qu’il trouve le moyen de se reconstruire une vie. C’était un vrai plaisir de le suivre.

Ce texte est clairement prenant. Du moment que je l’ai commencé, je n’ai plus été capable de m’arrêter, je voulais connaître la fin. Pourtant, une grande partie du texte y est dure psychologiquement. Il faut s’imaginer quand même la finalité des actes de Max, tout est juste complètement fou et dingue !

Bon, évidemment, je ne peux pas vous dire en quoi… Je refuse de divulgâcher un si bon roman, vous devez le lire pour découvrir de quoi il retourne. En tout cas, de mon côté, je compte bien découvrir d’autres textes de cette autrice, je suis convaincue !